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30 octobre : du Bivouac à Merzouga par Taouz où fuite d’eau sur le Pajero

novembre 4, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

D’un Bivouac quelque part à Merzouga agrémenté d’une originale fuite d’eau

La nuit passée dans le désert fut une expérience exceptionnelle et tout y est magnifié, le silence, le spectacle offert par la voie lactée. Par contre le confort fut tout sauf magnifié !

Au lieu de nous installer dans une zone de sable mou, ce qui ne manque pas et qui aurait grandement amélioré les choses, nous nous sommes posés sur un sol dur, éprouvant ainsi notre dos ! Le top après une bonne journée de 4×4 ou de moto…

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J’ai donc comme mes compagnons dormi en pointillés. Lors d’une phase de réveil, dans un état semi comateux, le regard perdu dans la voie lactée, j’ai eu la chance d’apercevoir une étoile filante… Je m’empressais donc de formuler un vœu :

celui d’obtenir un matelas gonflable (même sans la pompe, vu que nous en avions une dans le coffre du Mitsu!) Balivernes, point de matelas et de répit pour mon dos !

Enfin l’avantage de se coucher tôt, c’est que vous pouvez vous lever tout aussi tôt, aidé en cela par la fraîcheur de la nuit. Bref vous vous pelez tellement, qu’il est quasi impossible de rater le lever du soleil sur les dunes ; un beau spectacle qui fait bien vite oublier tous les petits désagréments de la nuit. D’autant qu’avec l’herbe à chameaux restante nous pouvons faire une petite flambée matinale.

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J’ai quand même un peu de mal à m’extraire de mon sac de couchage, mon bonnet vissé sur la tête. La perspective du petit déj’ ne m’aide non plus en cela, au menu sardines avec lesquelles Yann et Bernardo ont failli s’étouffer hier soir ! Je choisis donc l’option biscuit au chocolat… mauvaise pioche, pas plus de chocolat dans les biscuits que dans les chocolatines de Taliouine, décidément…

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Heureusement quelques mandarines achetées la veille et juteuses à souhait, feront l’affaire. Nous décidons de lever le camp après avoir relevé les coordonnées du point gps afin d’immortaliser le lieu.

Après 5 km de piste, nous apercevons une zone de bivouac avec un camp tenu par des berbères, nous étions tout proche ! Mais personne ne regrette cette expérience exceptionnelle et comme disent les berbères « c’est coume ça c’est le disert… »

La piste serpente entre de petits massifs et alterne entre terre, petits cailloux, sables parfois durs ou plus mous, mais reste toujours très roulante ce qui nous permet de progresser à bonne allure. Nous savons néanmoins qu’il nous reste un oued très délicat à traverser de 5 ou 6 km, plusieurs personnes nous en ont parlé… Il est composé en grande partie de fesh fesh et nous allons bien vite nous apercevoir que sa réputation n’est pas usurpée !

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Ça y est l’oued se présente devant nous, je m’y engage le premier avec suffisamment de vitesse pour ne pas rester planté, je suis une trace mais au bout de quelques centaines de mètres, celle ci s’avère ne pas être la bonne ! J’aperçois que le bon passage se trouve plus sur la droite, dans une descente de dune, je stoppe la moto qui reste plantée bien droite dans le sable mou, pratique pas besoin de béquille !

Je descends immédiatement de selle pour prévenir rapidement les autres avant qu’ils ne viennent s’ensabler et leur indique le passage sur la droite. Ils passent mais de justesse. Je redémarre la moto, passe la première court un peu à coté le temps qu’elle prenne un peu de vitesse et saute en selle en fond de dune où le sable est un peu plus porteur, je m’en tire mais de justesse ! Une langue de sable dur nous laisse le temps de faire le point et de reprendre notre souffle car les manœuvres deviennent vite physiques. Voilà nous sommes bien au fait de ce qui nous attend au moins ! Les 5 km suivants tiendront en effet bien leur promesse, entre sable mou et fesh fesh… Mais heureusement pas de gros franchissement de dunes, nous slalomons entre, et en conservant suffisamment de vitesse nous nous en sortons tous.

Quelle jubilation, de s’en être tiré ainsi, avec une belle partie de pilotage, que nous commençons à maîtriser pour ce genre d’exercice. Nous avons l’impression de surfer sur le sable, le tout étant toujours de bien conserver assez de vitesse avec la moto en sur régime et en restant debout sur les cale pieds. Une mention tout particulière pour Yann qui n’avait jamais fait de 4×4 et qui s’en est sorti comme un king, ainsi qu’à Malorie qui joue à merveille son rôle de copilote.

A la sortie de l’oued se trouve un village, arrêt boisson bien mérité après cette sévère suée. Puis Bernardo laisse le guidon de son DR à Yann qui a décroché son permis moto quelques semaines plus tôt.

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Il reste une cinquantaine de km sans de trop grande difficulté. Notre convoi repart mais au bout d’une vingtaine de km, le 4×4 se fait attendre. Je fais demi tour et pars à sa rencontre,  Bernardo m’explique que le Mitsu commençait à chauffer et qu’il a du remettre de l’eau dans le radiateur, mauvais signe… Nous arrêtons quelques km plus loin pour récupérer de l’eau dans une auberge et nous apercevons de l’eau qui s’écoule sous le moteur de façon assez inquiétante.

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Bernardo se couche sous le 4×4 pour trouver l’origine de la fuite mais ne parvient pas à la déceler. Un local nous assure que c’est la pompe à eau et nous déconseille d’aller plus loi, nous propose de faire venir les pièces et d’effectuer la réparation sur place… sauf qu’il faut tomber la distribution, que l’opération s’avère compliqué et sans être sûr de l’origine de la panne ! Nous décidons de faire des réserves d’eau et de repartir. Encore 35 km avant de quitter la piste et retrouver le goudron où nous aviserons de la suite à donner, si nous y arrivons. Bernardo prend le volant, il conduit à l’économie, coupe le moteur dés que possible, s’arrête tous les 5 km pour remettre de l’eau et… finalement nous réussissons à nous en sortir et même à arriver jusqu’à Merzouga ! Sur place un mécano nous attend ! Serait-ce cela le téléphone arabe ? En fait le propriétaire de l’auberge nous a gentiment escorté avec son 4×4 jusqu’à destination et a pris soin de contacter un de ses amis mécano et le tout gracieusement !!! En échange de se sérieux coup de main Bernardo se propose de réaliser son site internet pour son auberge, échange de bons procédés.

Finalement après diagnostic, le mal est bien moindre, c’est le collier d’une durit bien caché qui s’est dévissé ; 3 coups de clef et ça repart, ouf gros soulagement !

Nous prenons quartier chez Ali, un copain de Bernard qui tient une guest house et là c’est le grand luxe. Nous pouvons enfin prendre une bonne douche tout en laissant retomber un peu la pression.

Fin d’après midi, Yann et Malorie vont admirer le coucher du soleil sur les dunes de Merzouga à dos de dromadaire, quant à Bernardo et moi, nous poussons jusqu’à Rissani en 4×4 pour le tester et en profitons pour faire quelques achats dans le souk.

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Puis retour à l’hôtel, repas princier, couscous, tajine au poulet et citrons confits etc… nous revivons tous ces moments autour de la table, mais la fatigue de la nuit précédente et de cette journée riche en événements nous rattrape… Nous regagnons nos chambres où tombant de sommeil, nous blottissons dans un confortable couchage où Morphée vient bien vite nous cueillir…

A demain pour de nouvelles aventures…

2 novembre 2013 retour au pays en triporteur

novembre 3, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

NB : Retranscription en léger différé en raison des problèmes réseau rencontrés les 2 premiers jours de novembre.

Hier soir sur la place Jamaa el Fna, nous avons réussi la meilleure transaction de toute notre longue vie. Le troc du Pajero, des 2 motos, de Yann et de Malo contre une triporteur de marque « jaguar » et fabriqué en Chine. Un modèle unique en son genre : 125 cm3, monocylindre en V, 500 kg de charge utile dans la benne…

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Un seule question se pose, lequel de nous deux fera le « singe » sur les 2000 km qui nous séparent de Pau ?

Et demain ne manquez surtout pas les récits des 3 dernières étapes toujours en léger différé

29 octobre, de Chegaga à quelque part entre Tagounite et Taouz par la case garagiste

novembre 1, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

De Chegaga au Bivouac du soir quelque part entre Tagounitte et Taouz

Réveillé toujours aussi tôt, mais je ne suis pas le premier quelques autres du groupe de nordistes arrivés peu avant nous hier soir, eux aussi sont déjà debout. J’en profite pour les solliciter afin de m’aider à mettre en route le Pajero. Un d’eux approche son Toyota, nous branchons les câbles pour démarrer comme d’habitude du premier coup.

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Lulu nous a rejoint et nous partons dans les dunes pour vérifier l’état de l’embrayage. Très vite rassuré, je constate qu’il n’a pas subit de gros dommage. La garde reste tout à fait convenable, j’y tire dessus pour m’assurer que même dans les conditions extrême il ne patine pas. Aucun problème, nous n’aurons pas à changer le disque en plein désert, quel dommage !!!

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Nous nous retrouvons tous les quatre pour le traditionnel et copieux petit déjeuner à la marocaine cette fois-ci, pain, crêpes, beignets le tout accompagné de miel, beurre et confiture, je dois même en oublier.

Il nous faut maintenant trouver une batterie, un chauffeur Berbère ayant amené des clients pour assister eu lever du soleil sur les dunes nous voyant dans l’embarras, s’empresse de téléphoner à Mahmid, il nous dégote une batterie chez un « ami » à lui, le meilleur garagiste de la région (sic) .

Il essaie de nous convaincre que notre embrayage est mort et que nous n’arriverons pas à sortir d’ici. Un nouveau coup de fil à son ami et il nous donne même le tarif pour un changement de disque (pièce et mo : 190,00 €). Pas cher certes, en France c’est même pas le prix des pièces, je lui dit que nous verrons à Mahmid, persuadés que tout fonctionnera parfaitement. Il nous sert de poisson pilote en nous faisant emprunter un trajet au cap, le plus court longeant les dunes… Incroyable ce que la connaissance du terrain peut faire gagner comme temps ; Moins d’une heure et nous sommes devant le fameux garage vraiment super équipé.

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Le patron nous propose une batterie d’occasion à 300 Dh . Avec la main d’œuvre, la modif. De l’emplacement et 2 mètres de câble de cuivre de grosse section, nous nous en sortons pour 350 Dh.

Comme on pouvait s’y attendre notre « bon samaritain » du matin réclame aussi son dû : 300 Dh pour l’opération d’assistance. Nous tiquons un peu puis finalement en convertissant ça ne fait que 30 €. On les lui donne non sans lui reprocher sa manière de faire.

Au passage le boss du garage confirme mon diagnostic, pas de pb au niveau de l’embrayage.

Une halte à Taggounit pour prendre le repas de midi et faire des courses en perspective d’un éventuel bivouac dans le désert.

Il est déjà 14 h. lorsque nous prenons la piste pour Taouz. Le relief assez escarpé au début avec une belle alternance de couleurs et de revêtements. Si dans les vallées, le sable autorise de rouler rapidement, il n’en est pas de même dès que ça grimpe, la caillasse reprenant très vite le dessus. Passé le kilomètre 50, ça roule vraiment bien sur de larges pistes faciles avec souvent une multitude de traces parallèles.

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Arrêtes à 2 check-points par les militaires, heureusement cette fois-ci après avoir fournis les passeports et les papiers des véhicules nous pouvons continuer. Nous roulons sous un ciel bleu d’azur, c’est peut être la première fois du séjour que l’atmosphère est aussi limpide.

L’occasion de faire quelques belles photos, nous disposons de notre spécialiste, Malorie en l’occurrence qui dispose certes, d’un très bon appareil, mais aussi d’un joli coup d’œil pour trouver le bon angle.

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Le jour baisse vite, la nuit tombe vers 17 h 30 depuis le changement d’heure de dimanche dernier. Certains dont je tairai les noms souhaiterais prolonger jusqu’à ce que nous trouvions un des campements en dur qui se trouvent sur le parcours. Je réussis malgré tout à les convaincre de bivouaquer le long d’un petit cordon de dunes, prétextant les dangers de la piste la nuit, la beauté d’un beau ciel étoilé et le lever du soleil en plein désert.

Nous posons donc nos affaires, je garde le camp et prépare le foyer pour le feu pendant que Malo, Yann et Jean Luc partent en 4×4 faire le plein d’herbe à chameau pour nous chauffer à la veillée. Faut dire que les températures chutent vite dans le désert.

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Il est grand temps de nous restaurer, un demi pain chacun bourré de vache qui rit ça passe encore mais l’autre demi-pain garni de sardines à l’huile au goût suspect c’est nettement moins appétissant. Le seul point positif : nous voici rassasiés…. Faut le dire vite.

Il nous reste les 4 dernières cornes de gazelles, elles vont faire office de dessert.

Nous voici prêt à nous coucher, et il n’est même pas 21 h. Malorie et Yann rejoindre leur Riyad Quechua,

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Jean Luc et moi optons pour la belle étoile sous voie lactée. Le marchand de sable vient de passer, bonne nuit les petits et à demain pour la suite.

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28 octobre de Tata à Chegaga avec péripétie militaire et incident mécanique

octobre 31, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

Ce devait être Tata – Mahmid… ce fut Tata Chegaga

Le ciel est bien gris ce matin au lever, mais la météo semble optimiste, l’orage est derrière nous et le vent de sable qui soufflait depuis 4 jours s’est estompé dans la nuit.

Encore un petit déjeuner à l’européenne avec la classique chocolatine sans la barre de chocolat à l’intérieur mais dans une salle où l’on retrouve la décoration typique pour les banquets marocains. Des couvre-chaises brodés et blancs ornent les assises tandis que les tables sont recouvertes de nappes tout aussi blanches. Nous nous imaginons à un repas de mariage !!!

L’étape sera longue d’ici à Mahmid aussi nous prévoyons le pique-nique. Un petit tour chez l’épicier, 2 boites de filets de maquereaux, de la vache qui rit, des pains, quelques gâteaux, de quoi boire et nous voici en route.

Le petit jardinage habituel du matin pour trouver la bonne piste et c’est parti. Le ciel se dégage peu à peu, le soleil commence à montrer le bout de son nez et illumine une piste légèrement sablonneuse, sur laquelle nous roulons de concert à bonne allure.

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Tout baigne jusqu’au kilomètre 30 où un barrage militaire nous signifie qu’il est impossible de continuer plus loin si l’on ne dispose pas d’une autorisation de la préfecture de Tata pour traverser la zone, la piste est fermée depuis 3 ans… Après avoir tout essayé pour obtenir un droit de passage, en vain, nous nous résignons à rebrousser chemin pour prendre la route qui nous conduira de l’autre côté… Une chose est certaine, nous ne serons jamais à Mahmid ce soir, peut être arriverons nous aux dunes de Chegaga ?

Nous redonnons à boire à nos montures et fixons rendez-vous à Malo et Yann à Tissint où nous aviserons de la suite en fonction de l’horaire et de l’état des troupes. 80 km de goudron avec d’interminables lignes droites, nous rêvions de mieux au réveil.

Finalement après nous être restaurés et avoir consulté les cartes et les traces GPS dont nous disposions, nous décidons de rallier les dunes de Chegaga par le lac Iriki.

La piste de Tagounite depuis Foumzguid est très caillouteuse sur les 40 premiers kilomètres. Pas très agréable déjà à moto mais avec de la vitesse, ça passe assez bien sans se faire trop secouer…

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En 4×4, c’est une autre paire de manche, impossible de dépasser 30 km/h sans risquer de casser, nous prenons notre mal en patience, Yann et Malo jouent aux bouteilles d’Orangina. Nous compatissons au mieux en les attendant tous les 10 km. Lors d’un de leurs arrêts, alors que nous venions de repartir, impossible pour eux de redémarrer, la batterie du Pajero venant de rendre l’âme. Pensant bien que nous reviendront les récupérer mais que cela prendrait au moins une bonne demie heure, n’écoutant que leur courage il se mettent à tenter un démarrage à la poussette : Malo au volant, Yann comme pousseur… Suspense, Yes, démarrage réussi du premier coup, chapeau bas la jeunesse.

Jean Luc qui venait de faire demi-tour pour aller aux nouvelles les retrouvent à l’entrée du lac Iriki. Je passe la moto à Yann pour qu’il se fasse plaisir sur cette immensité de sable lisse.

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La prise en main vite effectuée, il décide d’embarquer Malorie comme passagère. Celle-ci ne se fait pas prier. Ils font toute la traversée en duo derrière père Jean Luc qui joue les éclaireurs. Nous échangeons à nouveau de monture alors que la lumière du jour commence à s’estomper. Il faut que trouvions l’entrée de la passe pour rejoindre Chegaga avant la nuit… La trace que nous avons dans nos GPS n’est pas la plus directe, nous « jardinons » un peu… beaucoup pour trouver. Lorsque enfin nous y sommes, la nuit est quasiment tombée et la question se pose de bivouaquer sur place où de se risquer à rallier Chegaga par les 20 km constitués de fesh-ffesh et de sable mou, sans véritable portion de récupération. et. Quatre bonnes raisons voudraient que nous nous posions ici en attendant l’aube :

  • Nous connaissons cette portion pour y avoir sacrément galéré il y a 3 ans
  • Yann n’a jamais conduit ni dans les dunes, ni dans le fesh-ffesh
  • La batterie du Pajero est morte, il est interdit de caler le moteur sous peine de ne pas pouvoir repartir
  • Il fait nuit

Voilà pourquoi nous décidons d’un commun accord de tenter la traversée by night. Le risque se limitant à rester planté au milieu et à attendre le lendemain matin.

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La caravane va se mettre en route, Jean Luc plein phare s’élancera le premier, je le suivrai, mon phare depuis ma chute de la semaine dernière préférant éclairer les étoiles plutôt que le sol et les jeunes avec le Pajero devront suivre ni trop près ni trop loin pour m’apporter éclairage d’appoint et assistance en cas de chute pour relever la moto.

C’est parti, Lulu tantôt ruse à la manière du fennec du désert pour renifler la bonne trajectoire, tantôt  en érection sur ses cales-pieds pour bondir de sillons en ornières à la façon du scorpion des sables dressant la queue pour impressionner son ennemi, et tantôt imitant à merveille le scarabée des dunes pour surfer sur le fesh-fesh… Moins à l’aise que lui je me contente de fixer aussi longtemps que je peux la lumière rouge de son feu arrière estompée souvent par les gerbes de sable jaillissant de sa roue arrière. A fond de seconde je fais au mieux, ma dernière expérience ici m’ayant démontré que si l’on se plante, si l’on s’arrête ou si l’on cale, c’est la grosse galère garantie. Yann assure au volant du Pajero, la lueur de ses phares me fournit un éclairage digne de celui du Stade de France un soir d’épais brouillard. Sur les rares portions plus dures, Jean Luc m’attend, nous en profitons pour récupérer un peu et ça repart de plus belle. Au bout d’une petite heure, nous apercevons les lueurs du bivouac « Chez Naji » au pied de la grande dune où nous passerons la nuit. Plus qu’un tout petit kilomètre, le plus long, le cardio à 180 pulsations depuis trop longtemps, les gouttes de sueurs qui dégoulinent le long de la colonne vertébrale, les muscles tétanisés, la première gamelle devient inéluctable… c’est fait. Trop crevé, j’attends tranquillement que Yann vienne me donner un coup de main pour relever la moto et tenter de repartir… tant bien que mal, chaotiquement, je réussi malgré tout à me redresser sur mes cales-pieds et à vaincre ces derniers hectomètres de Fesh-Fesh. Nous posons les véhicules, pas peu fiers d’avoir réussi notre pari.

La plus grosse performance du jour revient sans aucun doute à l’équipage du Mitsubishi Pajero n° 34, Pour une première dans le sable mou et farineux, ils ont réussi la traversée de l’intégralité de la zone sans se planter, sans se poser, sans caler et sans sortie de piste. Bravo donc à Malo pour la navigation GPS et à Yann pour le pilotage. Ces deux là sont bien partis pour obtenir » Le Fennec d’or de l’édition 2013″.

Simplement, un légère odeur de Ferodo se dégage du Mitsu : sur la dernière dune, Yann a du jouer un peu de l’embrayage pour terminer de l’escalader. A sa décharge, j’avais omis de lui dire qu’il y avait des vitesses courtes sur le Pajero. Nous aviserons demain matin pour les mécaniques, les urgences d’abord, négocier le tarif de la nuitée, se désaltérer, se doucher, manger puis dormir.

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Quelques scarabées des dunes et scorpions des sables ont pris possession de nos tentes avant nous… Les berbères possesseurs des lieux se chargent de l’expulsion des squatteurs indésirables. Malo et Yann feignent d’être rassurés, il empaquetterons hermétiquement toutes leurs affaires jusqu’au lendemain matin.

Le traditionnel thé, un copieux repas, quelques litres d’eau avant une bonne nuit… la journée de demain risque d’être compliquée surtout sur le plan mécanique, quelques réparations en perspectives avant de reprendre la piste dans une relative sérénité.

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A demain pour la suite

 

27 octobre, de Taliouine à Tata par l’oasis de Aguinan

octobre 31, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

Opération tempête du désert…

Ce matin encore nous sommes synchro avec Bernardo, c’est à dire très matinaux ; nous en profitons donc pour mettre le blog à jour, même si la connexion est un peu poussive !

Puis nous retrouvons tous pour le petit déj’ malheureusement à l’occidentale avec des pains au chocolat sans chocolat… peut être fallait il acquitter un supplément :)

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Retour dans la chambre et toujours aussi synchro c’est l’appel vers les toilettes qui nous guident ! La tourista vient de faire 2 victimes :(

Nous sommes enfin prêts à partir, mais au moment de démarrer sa moto, Bernardo ne trouve plus ses clefs ! Tout le monde se lance à leur recherche et c’est Malorie qui gagne le pompon, puisqu’elle les retrouve dans les cailloux devant l’hôtel. Pour sa négligence nous lui tirerons copieusement les oreilles :).

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Au moment de prendre la route, le vent se lève et le phénomène ne fait que s’accentuer, soulevant des nuages de poussière, noyant le paysage dans une brume le rendant parfois irréel. Sous la violence des rafales, les motos se penchent et il faut s’accrocher ferme au guidon ; je conduis souvent même d’une seule main, masquant mon visage avec l’autre pour éviter de me faire fouetter le visage par le sable, comme par des centaines de petites aiguilles.

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Nous attaquons la piste au bout d’une trentaine de km et pour Yann et Malorie c’est la baptême du feu. Nous décidons de marquer des pauses tous les 10 kms et nous leur laissons également un gps. Suivant la nature de la piste, le 4×4 nous rejoint plus ou moins vite, mais Yann semble avoir bien assimiler la conduite de l’engin. La météo se fait de plus en plus menaçante et parfois de grosses gouttes heureusement très éparses viennent à tomber.

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Nous traversons des paysages grandioses une fois encore et la lumière un peu métallique laisse apparaître des teintes nouvelles. Nous commençons à entamer une descente vertigineuse vers L’oasis d’Aguinane, le vent fait rage et rend la plongée vers l’oasis encore plus périlleuse, pas de droit à l’erreur ! Nous nous arrêtons pour y faire la pause déjeuner. Puis ensuite nous repartons ; la piste qui cheminait à la sortie de l’oasis et qui empruntait le cours de l’oued a été aménagée et une route goudronnée la longe. Nous prenons l’option piste aménagée. Au cours de l’après midi, alors que j’ouvre la piste, j’aperçois 2 marocains en mobylette qui arrivent en face, au moment de les croiser ceux ci roulent à gauche et ne se serrent pas !!! Serait des marocains aux mœurs anglophones ? Heureusement je me résous à les esquiver en faisant un écart, ouf…

Dans l’après midi après un peu de route là aussi fraîchement goudronnée, nous devons reprendre la piste qui nous mènera à Tata. La météo est tellement menaçante que nous percevons à l’horizon un mur d’eau sur notre trajectoire ! Nous décidons de revêtir nos tenues de pluie ; merci l’assistance 4×4. Grand bien nous en a pris puisqu’au bout de quelques km, c’est le déluge. Certes il ne doit pas pleuvoir souvent, mais lorsqu’il pleut ça ne fait pas semblant ! Bizarrement, la terre est vite gorgée d’eau et vu l’heure un peu avancée nous décidons de rallier Tata par la route. La pluie cesse au bout de quelques km et aux portes de Tata, nous sommes pratiquement secs ; sauf que nous prenons une nouvelle rincée sur le coin du museau ! Dommage…

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Nous trouvons à nous héberger à l’hôtel La Renaissance, sauf qu’à mon avis la soit disant renaissance ne s’est pas encore déroulée ; mais cela fera parfaitement l’affaire, nous ne sommes pas au Maroc pour écumer les hôtels 3 étoiles.

Emménagement dans les chambres, nous mettons les affaires de moto à sécher et partons dîner en ville en ayant au préalable effecteur un peu de shopping, achat de babouches.

De retour dans les chambres nous visionnons les photos du jour, lorsque la séance visionnage est interrompue par une invité surprise, une chauve souris qui s’est cramponnée sur une moulure du plafond ! Branle bas de combat pour la faire sortir de la chambre. Elle est réfractaire aux injonctions et à la direction que l’on veut lui faire prendre, elle refuse de sortir par la fenêetre et prèfère prendre la direction du couloir, tant pis… Exténués, nous allons nous coucher.

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A demain pour de nouvelles aventures…

 

29 octobre Bivouac dans le désert

octobre 30, 2013 dans videos par Les Fennecs

Choisissez la version qui vous convient le mieux

Version 1 :

Ayant projeté d’être hébergés dans une Guest House à Merzouga et afin de préserver nos finances nous avons décidé…(pas d’un commun accord) de goûter à la précarité et au dénuement au milieu du désert pour mieux apprécier l’hébergement luxueux du lendemain.

Version 2 :

Un peu trop ambitieux sur notre vitesse moyenne, on s’est fait couenner tout simplement par la nuit… Pour s’apercevoir le lendemain que nous étions à 5 km d’un bivouac en « dur » tenu par une famille Berbère.

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Passage d’Oued entre Bouaarfa et Boubni

octobre 30, 2013 dans videos par Les Fennecs

Passages délicats au creux d’un Oued

Comme nous avons rejoint la civilisation et le monde du progrès après moultes péripéties que nous raconterons plus tard, nous profitons d’une connexion assez rapide pour mettre en ligne quelques vidéos sans prétention artistique… ni technique d’ailleurs.

Image de prévisualisation YouTube

29 octobre, nouvelles réduites depuis les dunes

octobre 29, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

Dans les dunes depuis hier matin, quelques péripéties, normales en ces lieux, les militaires qui nous ont obligé à faire demi-tour en plein désert. La passe de Chigaga en pleine nuit…. comme la dernière fois et Bivouac chez les Berbères en bas des dunes.

La suite avec film et photos dès que l’on retrouvera une connexion un peu moins capricieuses.

On repart de Tagounite direction Merzouga par la piste

A demain pour la suite

26 octobre Marrakech Taliouine par le Tizi n Test

octobre 28, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

Marrakech – Taliouine par le Tizi n Test

Avec la lumière du jour, nous mesurons mieux le luxe du Riyad dans lequel nous venons de passer la nuit. Heureusement que ne prix négocié à l’issue d’un marchandage « de tapis » n’est pas proportionnel à cette démesure.

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Dormir dans un palace à touristes européens, c’est pas vraiment notre truc mais c’était une une intéressante expérience que de le tester au moins une fois. Nos jeunes, Malo et Yann ont bien apprécié, après leur arrivée tard dans la nuit à l’aéroport.

Comme d’habitude, Nous sommes réveillés très tôt, une petite mise à jour du blog puis Lulu se met en quête de savon à vaisselle pour nettoyer les filtres à air. Après l’entretien de la veille, voici nos montures remises à neuf, prêtes à affronter la deuxième semaine de pistes.

Nous rejoignons les jeunes autour du buffet près de la piscine pour un petit déj. très copieux.

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En route pour Talioine, au passage nous déposons la remorque au camping « Ourika Camp » qui en assurera le gardiennage jusqu’à notre retour.

Le temps est couvert, nous croisons les doigts pour que la pluie ne soit pas au rendez-vous en haut du col du Tizi n Test à quelque 2200 m d’altitude.

C’est la première fois que nous circulons léger, ne rien avoir sur le porte bagage si ce n’est la mallette à outil, et surtout ne pas passer un temps fou à arrimer les affaires, c’est fort appréciable.

Yann découvre, le Pajéro, il ne l’avait encore jamais vu… c’est aussi l’occasion pour lui de sa première vraie expérience de conduite « à la Marocaine ».

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C’est le jour du Souk à Asni, le dernier gros bled avant le col, tous les habitants de la vallée s’y retrouvent pour faire du commerce. Pas évident de se frayer un chemin pour traverser au milieu du monde, des véhicules, des animaux et des 2 roues en tous genres. Je surveille du coin de l’œil le rétro pour voir si le 4×4 arrive à suivre au milieu de ce dédale d’obstacles « naturels ». Finalement il n’aura fallu qu’une petite dizaine de kilomètres à Yann pour s’adapter au terrain et intégrer le code la route local, faut dire aussi qu’il dispose d’une excellente copilote.

La route qui serpente jusqu’en haut du col est étroite avec seulement la partie centrale goudronnée de la largeur d’un véhicule. Pour croiser ou doubler, la seule solution consiste à emprunter les bas côtés, il est rare que le conducteur autochtone se serre le premier !!! Au début nous retrouvons beaucoup de camions et de fourgons qui rentrent du Souk d’Asni, notre moyenne n’est donc pas très élevée, nous en profitons pour admirer le paysage de cette vallée, beaucoup verte et avec davantage d’eau dans le grand barrage que lors de notre précédent passage il y a 3 ans. Peu à peu, les nuages disparaissent pour laisser place à un ciel bleu d’azur. Je suis content que les jeunes puissent découvrir cette partie de l’Atlas sous le soleil de la fin octobre avec une lumière plus rasante qui accentue les contrastes.

Environ à mi-parcours, nos routes divergeront, à moto nous emprunteront la piste tandis que Malo et Yann continueront pas la route. Avant de nous séparer, une halte déjeuner s’impose, le hasard veut que nous cassions la croûte dans la même auberge qu’il y à 3 ans.

 

Un copieux tajine accompagnée d’une corbeille de fruits de saison, nous voici rassasiés pour l’après-midi qui risque de nous demander davantage d’énergie.

En route et rendez-vous autour de 18 h 30 à Taliouine. Sur les premiers kilomètres, la piste vient d’être empierrée, prête à être goudronnée dans les semaines qui viennent. Nous bifurquons sur la droite pour traverser l’oued, à partir de la, le tracé serpente en lacés très serrés jusqu’en haut du col. Au détour d’une épingle, surprise, nous avons failli « embrasser » une famille de marocains au volant d’un Renault Scénic : mais comment ont ils donc réussi à monter jusque là avec une berline ?

Passage du col autour de 2200 m d’altitude, la redescende jusqu’au premier village reste assez roulante, la piste ayant été entretenue récemment. Au détour d’une bifurcation sur la gauche, nous entamons une zone beaucoup plus technique et piégeuse avec tantôt un revêtement de fine terre rougeâtre, du sable fin ocre, de petits graviers très clairs mais rarement de la caillasse, tant mieux.

Deux heures durant, nous jouons de l’embrayage et du sélecteur entre première et seconde. Le compteur dépasse rarement 30 km/h !!!

Transpirant, faut dire que les températures sont beaucoup plus élevées que ce matin, parfois à la limite de l’essoufflement, nous cheminons au travers d’une zone vallonnée et boisée où nous croisons de temps à autre de vieux camions bien chargés circulant à l’allure du piéton. De temps à autre, une mobylette qui trace à bonne allure surgit avec toujours au moins 2 personnes jugées dessus. Nous retrouvons le goudron, plus que 35 km et nous serons arrivés. Nous retrouvons notre jeune équipe d’assistance, ravie et émerveillée par la découverte de ces paysages du sud de l’Atlas.

De mon côté je savoure ces instants où je peux lire dans les yeux de Yann la manifestation du plaisir qu’il manifeste à avoir partagé cette journée de voyage. Quel plaisir pour moi que de partager ce bout de voyage avec eux deux.

C’est pas le tout de ça, faut bien trouver un hébergement pour la nuit. A la sortie du village nous nous arrêtons dans une petite auberge tenue par un berbère quelque peu alcoolisé mais sympathique. Nous passerons donc la nuit ici, la qualité des chambres n’égale pas celle du Riyad de la veille mais correspond mieux à notre mode de voyage et à notre budget.

Une sortie en ville, Taliouine est la capitale du Safran, sera pour nous l’occasion de faire quelques emplettes chez un herboriste fort intéressant qui nous donne tout un tas d’informations sur les plantes, les huiles et les épices qui ornent sa boutique.

 

A demain pour de nouvelles aventures

25 octobre transition au travers du Moyen Atlas de Midelt à Marrakech

octobre 27, 2013 dans carnet de voyage par Les Fennecs

Midelt Marrakech, étape de transition au travers du Moyen Atlas

Ce matin, lever, l’épaule de Bernard va mieux, la, l’arnica et le voltarène auront fait leur effet. Petit déj’ copieux en blogant, puisque le wi-fi ne passe qu’au restaurant. Puis nous nous rendons chez Sébastien qui nous met à disposition son atelier et nous aide par la même occasion à l’aide de son chalumeau à redresser la pédale de frein de la moto de Bernard.nous en profitons également pour nettoyer les chaînes des motos qui ont souffert avec la poussière de la piste.

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Sébastien est très sympa, sa compagnie agrèable mais nous devons encore préparer nos affaires charger les motos et nous rendre à Marrakech où nous récupérerons vers 23h Yann le fils à Bernard et sa copine Malorie. Ces derniers viennent passer 2 semaines au Maroc, la première en notre compagnie pour nous faire l’assistance avec le 4×4 et la seconde qu’il passeront tous 2 en amoureux.

Une fois tout chargé nous voilà partis pour 400 km au volant du Mitsubishi attelé de sa remorque. Le voyage est épique car le réseau routier pas toujours en super état et les véhicules qui l’empruntent soont assez hétéroclites ! On peut tout aussi bien croiser des ânes attelés ou non, des voitures hors d’âge au plus récentes, en passant par les tracteurs, les taxis et les camions surchargées, les vieux fourgons bringuebalants… et le plus étonnant, c’est que tout ce beau monde réussit à cohabiter sans trop de mal et certes à grand coup de klaxon, mais en nous provoquant parfois de belles frayeurs. Si vous rajoutez un nombre important de 2 roues motorisés ou non au guidon desquels leurs conducteurs sans casque se faufilent entre le flot de la circulation, puis saupoudrez le tout de piétons indisciplinés qui traversent où bon leur semble alors vous obtenez un joyeux bordel !

Aux portes de Marrakech, nous avons repéré un complexe touristique (hôtel et camping) pour passer la nuit et pour laisser la remorque en gardiennage durant la seconde semaine. Nous avons rentré ses coordonnées sur notre gps et naviguons au « cap » pour nous y rendre, puisque nos gps ne possédent pas en mémoire de cartographie du Maroc…

La tâche n’est pas aisée et plus nous approchons du but et plus nous avons l’impression d’en être à des lieues ! La route se fait de plus en plus étroite jusqu’à ne plus être goudronnée puis pour venir serpenter entre des casbahs en terre. Nous avons quelques doutes sur les coordonnées GPS, nous demandons donc notre chemin et effectivement nous retombons sur la route qui mène à la vallée de l’Ourika à quelques centaines de mètres du complexe.

Malheureusement, l’établissement ne possède plus aucune chambre disponible ; mais nous propose cependant d’assurer le gardiennage de la remorque pour la semaine. La nuit est tombé et cela risque d’être compliqué de trouver un hôtel à prix abordable dans le secteur sans retourner se noyer dans la ville de Marrakech. A quelques kilomètres nous trouvons un hôtel mais qui est loin de correspondre à notre standing… Bernard part en négociation et revient avec la banane, il a obtenu 2 chambres pour 1000 dh au lieu de 1800 avec petit déj’ inclus. Excellent, nous prenons possession des lieux et nous sentons en léger décalage avec le luxe affiché, mais ce n’est pas ça qui va nous arrêter au contraire !

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Les chambres sont royales ; une petite douche, un peu de lessive, nous redescendons à la voiture dételons la remorque et partons dîner sur l’inévitable place Jam alfna (bon je ne sais plus comment ça s’écrit mais vous aurez compris :) ).

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En fin nous partons récupérer Yann et Malorie à l’aéroport et rentrons à l’hôtel en leur ayant fait croire au préalable qu’ils allaient passer leur première nuit dans un véritable bouge…

 

A demain pour de nouvelles aventures…